DEAFplus
article imprimé
fix adj.
[ÉtymologieEmprunt au lt. FĪXUS “fiché, enfoncé”, “fixé, arrêté” p.p. de fīgere pris comme adj. (ThesLL 61,719,50; pour le mlt. cf. MltWb 4,224,50 et LathamDict 1,939b [sous figere]).
Rem. no 1: Le FEW 3,587a date le dérivé fixer dep. 1330 en s’appuyant sur Delboulle RHL 12,703 qui donne une att. de JVignayMir, XX, 84. éd. 1531 (repris par BarbierProc 4,395); le renvoi est malheureusement erroné, le livre 20 ne contient que 80 chapitres de sorte que nous ne pouvons pas vérifier cette att. ni dans les imprimés ni dans les manuscrits du texte. Cependant, il y a une forte probabilité que fixer n’existe pas dans la traduction de Jean mais seulement dans l’imprimé Vérard.Rem. no 2: Dans BarbierProc 4,395 figure une att. de fixer reprise de VarinAdm 2,840 qu’il date de 1340. En réalité, le document qui donne le mot est un cartulaire factice qui semble dater du 16es., de sorte que la première att. de fixer est toujours celle donnée par le fichier du DEAF et le DMF: 1365, AmphYpL2 281.]
Rem. no 1: Le FEW 3,587a date le dérivé fixer dep. 1330 en s’appuyant sur Delboulle RHL 12,703 qui donne une att. de JVignayMir, XX, 84. éd. 1531 (repris par BarbierProc 4,395); le renvoi est malheureusement erroné, le livre 20 ne contient que 80 chapitres de sorte que nous ne pouvons pas vérifier cette att. ni dans les imprimés ni dans les manuscrits du texte. Cependant, il y a une forte probabilité que fixer n’existe pas dans la traduction de Jean mais seulement dans l’imprimé Vérard.Rem. no 2: Dans BarbierProc 4,395 figure une att. de fixer reprise de VarinAdm 2,840 qu’il date de 1340. En réalité, le document qui donne le mot est un cartulaire factice qui semble dater du 16es., de sorte que la première att. de fixer est toujours celle donnée par le fichier du DEAF et le DMF: 1365, AmphYpL2 281.]
(fix 1ert. 14es. RecAlchSlD 15; 42; [OresmeQuadrG fo38vob; fo39roa [4 att.]], fixe f. et m. CompilEstC I 1; I 2; I 3; I 4; I 5; [JugAstrR 3,2; 11; 12 [3 att.]; 13 [3 att.]; OresmeQuadrG fo8vo; fo10ro; fo38vob [2att.]], fiche RenContrR p. 229b)
- ◆“qui ne bouge pas, qui demeure immobile” [souvent en rapport avec estoile ou avec signe (astr.)] (dep. [1ert. 14es. v. infra] ca. 1320(1), CompilEstC I 1 [et si toupie (éd. coupie, à corr.) et revolve et tournie avoeques li l’espere des estoilles fixes d’orient en occident]; I 2 [et celle 10e espere permue les 7 planettes, et est li terre fixe en my lieu d’icely]; I 3; I 4; I 5; RenContrR p. 229b [chascune estoille fiche se meut encontre le mouvement du firmamment en .c. ans ung degré(2)]; [OresmeQuadrG fo8vo; fo10ro; fo38vob [Et des ces 8 signes qui demeurent, c’est a savoir de ceulx qui sont entre les signes mouvables et les atrempés, sont quatre que on appelle fixe ou estables et quatre que on appelle de 2 corps. Et ceulx qui sont fix ou estables sont ceulx qui ensuivent les 2 mouvables…]; fo39roa; JugAstrR 3,2; 11; 12 [Et se aucune besoigne est commencee quant signe fixe est en l’ascendant, la besoigne dure longuement soit en bien soit en mal, comme dit est]; 13 [3 att.]], TL 3,1885; GdfC 9,622c; DMF; FennisGal 927; TLF 8,927b; FEW 3,586b)
- ◆t. d’alchimie “qui n’est pas volatilisable par le feu ou un autre agent”(3) (1ert. 14es.; dep. 1516, RecAlchSlD 15 [Resolvez sal armoniak par sey quatre fez sullimez. Pus si pernez de cel eawe, id est une unce et treys unces de aqua vite, si medlez ensemble, et de cel eawe enbeverez une unce de calce ovorum et le anseyez en le furn. Et byen beverez et anseyez si la ke il eyt tot bu cel eawe, et serra le sal armoniak fix]; 42 [l’en deit orpiment tant sullimer jeque le orpiment seit fix], GdfC 9,622c; ANDEl; TLF 8,927b; FEW 3,586b)
(1)
FEW 3,586b ‘dep. 13es.’ provient de DG 1067b qui donne l’attribution erronée à Jean de Meun des Remonstrances ou La complainte de Nature a l'alchymiste errant, texte à dater de ca. 1516.
(2)
Cf. GéomSGenV 282: Probatum est in Almagesti [VII 3] quod quiuslibet 100 annis movetur quelibet stella fixa uno gradu ab occidente in orientem. L’idée du mouvement propre des étoiles est généralement attribuée au 18es., cp. E. Rebhan, Theoretische Physik: Relativitätstheorie und Kosmologie, Heidelberg 2012, 374: «1718 entdeckte der englische Astronom E. Halley, daß sich drei der hellsten Sterne nicht mehr auf den in der Antike angegebenen Positionen befanden. Damit wurde klar, daß die Sterne nicht am Himmel ‘fixiert’ sind, sondern sich bewegen.».
(3)
Ce sens est également attesté en mlt., v. MltWb 4,225,2 (11es.) et LathamDict 1,939b (1ert. 13es.).