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gendrer v.
ÉtymologieLe lt. GENERARE subsiste en afr. gendrer, en sursilv. schendrar “engendrer; produire” VieliDec, eng. dschendrar Peer, en aesp. gendrar “engendrer” GDiego 90 et en port. gerar “engendrer; enfanter, procréer” (aport. gēerar 13es., Lorenzo, Mach2). L’angl. gender (mangl. gendren, var. gedir, generen, etc.) “engendrer; procréer” (dep. ca. 1330, OED; MED) a été emprunté au fr.- FEW 4,98]
[gendrer MarieYonR 9 var.; [JFevVieilleC], pic. genrer ProphDavF; CoincyNatNDR; BaudCondS)
(- ◆1ov.a. “engendrer” (ca. 1165 – Coq, MarieYonR 9 var.; ProphDavF 116 [= Poëme allég. Brit. Mus. add. 15606 Gdf]; BaudCondS VIII 149,152 [avec note explicative p. 428s.]; [JFevVieilleC I 1365], Gdf 4,255c; TL 4,240; FEW 4,98a; [pour l’exemple de MousketR cité par Lac 6,385a sub gendrer, → *genoir)
- ◆2ov.a. “mettre au monde (un enfant)” (1ert. 13es., CoincyNatNDR 374 [Le fil Dieu genrera pucele, Qui Jesus apelez sera], TL 4,240)
●gendre m.
ÉtymologieSe confond avec gendre/genre < GENUS, → gendre2; à distinguer aussi de → gendre1 avec lequel il est quelquefois confondu]
[pic. genre CoutStAmandM; BaudCondS; JobB; [BaudSebB], gendre JCondS)
(- ◆“progéniture, enfants” sg. et pl. (1265 – ca. 1350, CoutStAmandM I,XX 5 [bastart n’est digne de nul awart, fors de s’espeuse, non de genres meïsmes; l’éd. traduit «le bâtard n’est digne d’aucune succession, sauf celle de sa femme, mais pas même de celle de ses enfants»]; BaudCondS VIII 151 [mesdit de moi en genras. Et s’au monde mal engenras, Dont doit bien mal avoir en genre Que maufés en une cure genre; Scherler 429 déf. “produit”]; JobB 729 [Pour chou cremoit Job en son genre Que grans orghieus et langhe tenre ne les euïst en pechiét trait; gloss. “enfants”; texte latin: «Verebatur itaque Job, ne linguæ lubricum filios traheret ad peccatum» ]; [BaudSebB IV 421 [Par toute paienie fu leur genres doublez; sens très proche de genre “espèce”]], Gdf 4,255c; TL 4,240 [déf. “Nachkommenschaft”]; FEW 4,98a [où FillePonth est cité par erreur, → gendre2; mfr. 15es. gendre “progéniture” JAvesnesFilleB 4var.])
- ◆“enfant, fils” (ca. 1265 – 15es., CoutStAmandM I,XIX,18 [S’on lui donnoit aucun heritage, si seroit che chelui dont il est genres et droiturer le doit on tout prummiers que ses genres; l’éd. traduit «Si on lui donnait un bien immeuble, celui-ci appartiendrait à son père, qui doit en payer la droiture, et non son enfant»]; I,XIX,2 [Hoirs loyaulx de genre issus, dont tu iés drois estos, cil est plus pres que freres et seurs; l’éd. traduit «l’enfant légitime, issu d’un fils - dont tu es le grand-père - est plus près que frère et sœur»]; I,IX,21 [S’aulcun voeult mestre soon genre hors de son pain; l’éd. traduit «Si quelqu’un veut émanciper son fils»]; JCondS III 72,764 [De la mere ne de son gendre Ne te saroie nul bien dire; Scheler III p. 350 déf. “rejeton, descendant”, d’où “rejeton” Gdf; ou sens collectif, v. ci-dessus? TL range cet ex. sous la déf. “Nachkommenschaft”]; [cp. mfr. gendre m. “fils” (Chastell IV,252 [Et alors le duc, qui lors la gravité de son gendre (cp. un seul fils vostre héritier à la même page) vouloit collauder par prucence de vieillart; note de l’éd. «Le mot gendre est ici employé pour fils»; Heilemann 146]); les ex. de CoutSTAmand (daté ca. 1200!) et de Chastell ont été mal classés par Wartburg sous GENER, FEW 4,96b])
●gendreüre f.
- ◆“engendrement, naissance” (pic. ca. 1165, GautArrErL 429var. [Biaus fieus bien fust ta gendreüre (var. pour engendreüre)], Gdf 4,255c; TL 4,240; FEW 4,98a)
●gendrement m.
- ◆“engendrement, action de créer (avec Dieu comme sujet)” (13es., PsMetrM 64,11 [Qui les ruissiaus es enyvrans, Multiplïe[s] ses gendremens; Cilz qui en commande a germer, Avra joie a degouter], Gdf 4,255c; TL 4,240 [où «Ox.Ps.» induit en erreur; à ajouter au FEW])
●gendracion f.
Étymologie→ generation.]
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