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rédaction: Thomas Städtler
agn. goleïs m.
[ÉtymologieVar. de geleïs “sorte de méduse” dér. de geler + suffixe -ICIUS qui «arrive aussi tout naturellement à désigner le résultat ou le produit de l’action (soit une chose, soit un état) ou ce qui a été l’objet de l’action» (Nyrop III § 270); cette désignation est due certainement à la substance gélatineuse de cet animal considérée comme figée, cp. frm. gelée de mer “esp. de méduse” Enc 11,674b [qui cite un texte de 1710] (FEW 4,88b); angl. jelly-fish (dep. 1707, OED I/J 566a); jellies pl. “jelly-fish” (1882, OED I/J 565c). Le changement gel- > gol- reste sans explication, mais pas sans parallèle, cp. mangl. goly, var. de gele “gelée”, MED 4,57a. Au FEW, geleïs se trouve à juste titre sub gelare (4,86b), tandis que goleïs a été rangé parmi les matériaux d’orig. inconnue (21,268b).]
(geleis 1396 ManLangM 394, goleis BibbO p. 96,11 [mss. 14e / 15es.])
  • “sorte de méduse” (14es. / 15es.; 1396, BibbO p. 96,11 (interpolation mss. 14e / 15es.) [Le dais que tant est rouges, Le goleis (glose mangl. schripes, sens ?, = angl. shrimp ?) et le taupe Que par mareine est mout usé]; ManLangM 394 [(dans une énumération de poissons et d’autres bêtes marines comestibles) et ordennez que nous aions de bon poisson assés, comme des anguilles…, rais, tendal, geleis, avec note de l’éd.: «Une sorte de jelly fish, de méduse ? Il ne serait pas surprenant qu’au moyen-âge on se fût nourri de ces vilaines bêtes, car on faisait alors une grande consommation de sèches… et maintenant encore beaucoup d’habitants des bords de la Méditerranée en mangent volontiers.»], Gdf 4,252c; Stone 338b; FEW 4,86b; 21,268bméduse; Rothwell BJRyL 68,198)