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rédaction: Frankwalt Möhren
haigne1 f.
[ÉtymologieEtym. inconnue(1). Les confusions avec des formes similaires appartenant à lt. acinus (afr. esne) et à lt. ĭnguĕn (afr. aine, mfr. haigne) ont été élucidées dans MélHubschmid 693s. [Möhren; cf. IpH 3048n] et ZrP 111,51-55 [Baldinger / Möhren]. Le sens de haigne, “sorte de bateau”, partiellement méconnu par la lexicographie, est assuré par chaque texte isolément (Alisc: var. barge et contexte: Luque la maudite: contexte large; CptRoyF: le transport de tonneuax de vin sur la nef qui affonda du compte n° 24711 est identique à celui sur la haingne qui brisa du n° 24902, et contextes) et par la somme de toutes les attestations (très espacées dans le temps). La haigne est de taille moyenne: elle peut charger p.ex. 25 tonneuax de vin (CptRoyF 24711) et assure le transport sur les fleuves et dans la Manche (Alisc; CptRoyF; doc. Chichester(2)). Prob. mot régional.]
(1) Sans rapport avec mnéerl. hoede, hoei, VerVer 3,460 et mangl. hoy(e) “petit bateau de charge”, MED 4,828a. Cp. toutefois hoy et hoye à côté de hayne et heyne dans les doc. lt. Chichester 1490-92 London PRO E122/35/8; 9; 1497-99 PRO E122/35/11.
(2) Jal2 893b «en usage sur les côtes normandes et picardes pour le trafic avec l’Angleterre» trop restreint. - Jal2 enregistre un frm. hennequin “t. de batellerie, embarcation des affluents de la basse-Loire” sur la foie d’une notice de ca. 1933 ad Jal1 (cp. Jal2 p. XXX); n’est pas dans le FEW.
(3) Gloss. ‘lire baingnes “voitures”’ sans fondement.
(4) Ces doc. lt. contenant des termes techniques en partie non latinisés ont été examinés et partiellement transcrits par Lisa Jefferson (AND) - nous l’en remercions vivement. - Le mot ne semble pas avoir été relevé dans BernardNav (doc. comparables).